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Tome I.
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■JO DISCOURS SUR LKTCDE

fidèle à ses engagements, il n’a jusque là consultéaucun livre, quel sera son étonnement, quand jelui ferai voir plus tard ses propres idées réaliséesdans les auteurs classiques les plus célèbres? Cesouvrages, qui eussent été pour lui pleins d’obscu-rité et de sécheresse, si j’eusse commencé par leslui mettre entre les mains, lui procurent alorsune jouissance des plus agréables; il s’applaudirad’avoir pu découvrir, par ses propres observa-tions, ce que les auteurs les plus distingués ontimaginé pour la perfection de la science : il ne dirapas, comme tant d’autres, la botanique n’estqu une étude de mots ! il la considérera au con-traire comme une science d’observations, très-curieuse en elle-meme, très-importante par sonapplication aux usages habituels de la vie.

Jusqu’à présent nous n’avons encore rien ditdes espèces: j’aurais peut-être pu en parler plus tôt ;mais j’ai préféré en retarder la connaissance, pourfixer nos idées sur les différences les plus saillan-tes, qui tiennent un certain nombre de plantestrès-éloignées les unes des autres, afin de mieuxsaisir, à mesure que nos observations se multi-plient, les intermédiaires qui les rapprochent, etles nuances qui les distinguent. Nous ne connais-sons , en quelque sorte, que des individus isolés,mais qui, d’après le choix qui en a été fait, ontservi a nous donner déjà une idee de 1 arrangementdont ils sont susceptibles ; nous avons reconnuquelques familles, et les genres qui leur appar*