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Tome I.
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^8 DISCOUR S SUR L’ÉTUDE

choisir, pour base d’un système quelconque, les ca-ractères les plus saillants, les plus faciles à obser-ver, pourvu qu’ils soient constants, d’une appli-cation générale, et que surtout ils ne portent suraucun de ces organes qu on ne peut apercevoirqu’à l’aide du microscope : ce n’est pas que jeprétende qu’il faille rejeter ces sortes d’obser-vations; je les crois au contraire d’une grandeimportance : mais elles doivent être présentées àpart, et jamais employées comme caractères pourla distinction des ordres et des genres.

Les espèces mentionnées dans les ouvragesclassiques n’offrent pas moins d’embarras que lesgenres. Les auteurs, faute d’observations suffi-santes, ne sont pas d’accord entre eux lorsqu’ils’agit de distinguer l’espèce de ses variétés ; ils lesont encore moins sur la synonymie : mais commeici les erreurs portent sur les faits , quelles sontindépendantes des systèmes, elles peuvent êtrerectifiées par l’observation. Les véritables espècesexistent dans la nature (i); elles se reproduisentconstamment les mêmes par les semences, saufquelques modifications occasionnées par les cir-constances locales.

Nous pouvons donc parvenir, par suite d’ob-

(i) Je dis les espèces de U nature, qu’il faut bien distinguer de cellesdes livres. Quelques auteurs ont prétendu qu’il n ’ y ava!t po ; nt d’espèces,tuais seulement des individus. Entendons-nous. Je conviens que dans les' livres beaucoup d’espèces sont douteuses, qu’on les multiplie presqua