DE LA VÉGÉTATION. y3
ganique particulière qui détermine la radicule às’enfoncer en terre, la plurnule à s’élever dansl’air, et qui fait en même temps que l’une évite ceque l’autre recherche avec avidité : nous pou-vons bien soupçonner qu elles obéissent à l’in-fluence des milieux dans lesquels elles se trouvent,mais la cause qui les y soumet reste inconnue, etl’étude la plus attentive de leur organisation n’apas encore pu nous en fournir l’explication.
L’impulsion une fois donnée, le développementet l’accroissement de toutes les parties du végétalse fait par le moyen de la nutrition. Qui la four-nit ? Comment agit-elle une fois reçue dans l’in-térieur des organes? Questions dont la solution nepeut être complète, qui tient à la vie entière desvégétaux, et qu’on ne peut chercher que dansleur constitution. Je me bornerai ici à ce qu’il ya de plus certain ou de moins problématique, nedevant aborder la discussion d’aucun système.
Il n’en est pas des plantes comme des animaux :celles-ci, fixées à la terre, ne peuvent, comme lesseconds, aller à la recherche de leur nourriture;h faut donc qu’elles la trouvent dans le lieu même°d elles croissent : elles n’ont point, comme lesanimaux, d’organes digestifs ; il faut donc qu’ellesreçoivent leurs aliments tout préparés : ellesn ont, pour les recevoir que des ouvertures àpeine visibles à l’aide des meilleurs microscopes;il ny a donc que les fluides les plus subtiles qnipuissent y pénétrer.