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Tome I.
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g4 DISCOURS SUR LES PHÉNOMÈNES

Observons encore que les plantes occupantdeux milieux différents, la nourriture de la plantesouterraine ne peut etre la meme que celle de laplante aérienne : ce qui convient à l’une est nui-sible à l’autre. L’expérience nous apprend tousles jours que l’air atmosphérique, la lumière del’astre du jour, la chaleur de ses rayons sont né-cessaires à la plante aérienne, tandis qu’il faut àla plante souterraine, de l’obscurité, un sol hu-mide, point de contact immédiat de l’air. Si l’onchange en sens contraire la position de la plante,elle périt. Je supposé qu’elle n’est point du nom-bre de celles qui se reproduisent par des cayeuxou des boutons. On sait que, dans ce cas, cer-taines plantes placées en sens renversé , telles queles saules, produisent d’une part des racines deleurs rameaux mis en terre -, d’une autre part desbranches et des boutons, de leurs racines étaléesdans l’atmosphère. .

Autre observation. Quoique chacune de cesdeux parties de la plante, la souterraine et l’aé-rienne, aient un mode d’existence particulier, queles mêmes aliments ne conviennent pas égalementà toutes deux, que les résultats n en soient pas# exactement les mêmes, quoique séparées par lenœud vital, il n’existe pas moins entre elles unecommunication nécessaire à leur existence, unéchange d’aliments tout préparés, l’une fournis-sant ce qui manque à 1 autre, et réciproquement,tellement que la plante aérienne ne peut pas plus