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Tome I.
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1 )E LA VÉGÉTATION. 99

monte également par l’écorce, comme le prou-vent le tronc des arbres creux, elle y est mécon-naissable en se mêlant avec ces mêmes sucs (i).

Voilà donc, dans un végétal développé, munide ses feuilles , deux liqueurs distinctes , ouplutôt la même sous deux états différents, sa-voir , la sève pure ou presque pure, puisée dansla terre par les racines, dirigée vers la planteaérienne, se distribuant dans les feuilles où, àpeine arrivée, elle se convertit en sucs proprespar l’absorption des fluides pompés dans l’air parles feuilles. En cet état, cette nouvelle liqueurp énètre toutes les parties molles du végétal, par-tie ulièrement les couches corticales, par où ellese rend aux racines, où on la retrouve avecces mêmes sucs propres , tantôt sans altéra-tion , comme dans les chicoracées , tantôt modi-fiés par des causes à nous inconnues, lorsqu’ilssont différents de c^x de la plante supérieure.Il est difficile, dans un grand nombre de plan-tes , surtout parmi les herbacées, d’y trouverla sève pure, les sucs propres s’y formant dès

C 1 ) Quoique l’on ait dit et répété que la sève avait sa principale ascen-,lans le végétal, par le canal médullaire, je suis très porté à croires X élève également par toutes les parties du végétal, mais sur-

P les parties molles, telles que les couches corticales, très-peupar les ligneuse*

, ,,, . , tro p serrées ; mais elle n’est bien reconnaissable que

dans 1 etui du canal m n •

.. ««Quiiaive, ou les sucs propres pénétrent tres-rare-

ment, tandis qu’ils sont ^ , , ,,, *, »

, trc ‘s-abondahts dans 1 ecorce, et se melcm a

la sève qu ds déguisant, ou mleux ^ modlW

sion

qu’elle