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Tome I.
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loo DISCOURS SUR LRS PHÉNOMÈNESqu’elles développent leurs premières feuilles.

Outre ces deux liquides, il existe encore dansun végétal parfait, c’est-à-dire qui a donné desfleurs et des fruits, et qui n’a plus rien à produire,que de renouveler dans les plantes ligneuses cesmêmes parties par de nouvelles pousses, il existe,dis-je, d’autres substances connues sous le nomde sécrétions , telles que les huiles, les gommes, lesrésines, etc. Ces sécrétions , dépendantes très-pro-bablement des sucs propres, ne peuvent avoir lieuque par une modification particulière des orga-nes destinés à les recevoir ou à les produire.Cette disposition d’organes échappera toujours,du moins en partie, à nos recherches , et ne peutêtre conçue que par ses résultats et ses rapportsavec ce qui se passe dans les animaux pour laproduction de sécrétions analogues.

La masse entière du végétal n’est composée quede cellules, comme l’a très-bren observé M. Mirbel:les vaisseaux ou les tubes ne sont eux-mêmes quedes cellules plus allongées (i); les formes différen-tes qu’on a pu observer dans ces vaisseaux, sous

(1) M. Dutrocliet admet l’existence des fibres, dont M. Mit bel re-jette la dénomination. Ce sont, dit-il, des organes filiformes, ordinai-rement entrelacés de manière à former des mailles plus ou moins serrées.Vues à un fort microscope, ces fibres sont entièrement composées decellules d’une excessive petitesse, disposées en séries longitudinales. Cesont, ü est vrai, des modifications du tissu cellulaire; elles n’en sontpas moins des organes particuliers : elles paraissent deslinécs, connue lesvaisseaux, a conduire la sève. Celles des racines du îiîium croceum as-pirent avec rapidité les liqueurs colorées , surtout après une légère des-