Band 
Tome I.
Seite
103
JPEG-Download
 

DE LA VÉGÉTATION. I C)3

ont reçu différents noms, parce qu’elles offrenteu effet des différences remarquables : la moelleen occupe le centre, l’étui médullaire l’entoure;puis viennent les courbes ligneuses ou le boisproprement dit; ensuite l’aubier ou le jeune boisrecouvert par les couches corticales ou le liber,revêtues à l’extérieur par l’épiderme (i).

Le plus grand arbre n’est, dans son enfance ,qu’une petite plante tendre, herbacée. A cette épo-que, la moelle , ou cette portion du tissu cellu-laire qui en porte le nom, est la partie qui abondele plus dans le végétal ; l’étui médullaire qui l’en-toure est très-mince, composé, du moins d’après desobservations très-délicates, de trachées, de faussestrachées, de vaisseaux poreux (2); il est enve-

( 1 ) Voyez, pour la définition de toutes ces parties, les Leçons deFlore, vol. * > chap. 6 et suivants.

( 2 ) M. Dutrochet , dans son mémoire intitulé : Recherches sur Vac-croissement ét la reproduction des végétaux, expose une suite de bellesexpériences, propres à rectifier les idées qu’on avait eues jusqu’à présentSur le mode d’accroissement des plantes.^

On a cru assez généralement que les rayons médullaires traversaient1 ensemble du bois et du liber. Les expériences de M. Dutrochet tendent

Prouver q Ue \ c k 0 i s et J’écorce, quoique composées de parties analo-

gues di S p 0s £ es gens inverse, ont des rayons médullaires distincts,e ^que c est leur contiguïté qui les fait paraître continus. Il considère

e et ecorce comme formant deux systèmes différents d'après l’ordrede la position de .

c »eurs parties, mais analogues par leur composition •

1 une est e rstè/ne central; il réunit la moelle (médulle, Dutro. ) <* en- "tîale, le boi et 1 aubier, 1 autre est le système cortical; il réunit 1 épi-derme, la moelle (médulle) corticale, les couches corticales et le liber;d’où il suit que le bois et l’écorce ont chacun leur- accroissement par-