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Tome I.
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Jl8 DISCOURS SUR LUS UHÙJVOfllÙNKSpour garantir ces précieux organes de tout acci-dent , et venir au secours de leur faiblesse. Dansla plupart des plantes les parties sexuelles sontentourées d’une double enveloppe; une extérieureépaisse, assez forte, désignée sous le nom decalice ; une intérieure, sous celui de corolle : celle-ci est plus délicate ; c’est la partie la plus bril-lante des fleurs, si séduisantes par la beauté, lavariété de leurs couleurs et de leurs formes. Cettedifférence dans les formes, qu’on ne peut se las-ser d’admirer, n’a pas été établie pour la seulejouissance des yeux ; mais elle est relative auxfonctions de la corolle , dépendantes elles-mêmesde la position des organes sexuels et des soinsqu’ils demandent : c’est une des considérations lesplus curieuses dans l’étude des plantes. Voyez ceque j’en ai dit dans les Leçons de Flore, vol. i ,chap. 1 8 , 24 , etc.

Tels sont les principaux phénomènes que pré-sentent à l’observateur les végétaux dans le dé-veloppement de leurs organes, et dans tout lecours de leur existence , depuis 1 époque de leurgermination jusqu’à celle de la maturité de leursfruits; phénomènes qui, pour être observés, n’exi-gen^ que de l’attention et des yeux. J’ai évitéd’entrer dans aucun de ces détails qui demandentle secours du microscope; je me suis égalementabstenu de toute discussion sur ces systèmes phy-siologiques, qui souvent amusent l’esprit plutôtqu’ils ne l’éclairent, et le jettent dans une incerti-