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Tome I.
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DES PLANTES.

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ont plus ou moins d’action sur nos organes; ellespeuvent donc être soumises à 1 observation, dé-terminées par des caractères naturels ; elles en-trent donc dans l’étude des plantes; assez souventelles se retrouvent, en plus ou en moins, dans lesespèces qui appartiennent au même genre ou àla même famille : c’est ainsi que toutes les eu-phorbes contiennent un suc caustique, que leslabiées sont presque toutes aromatiques, les cru-ciformes acres, les malvacées mucilagineuses, etc.H est bien évident, d’un autre côté, que tout cequi agit puissamment sur nos organes, tout cequi peut faciliter ou troubler nos fonctions natu-relles, tout ce qui peut atténuer ou épaissir noshumeurs, amener quelque crise salutaire, arrêterles progrès d’un mal naissant, en apaiser lesdouleurs, rétablir les fonctions interrompues, oumodérer celles qui s’exécutent avec trop de pré-cipitation, toute substance qui peut produire depareils effets, devient une découverte précieusepour l'humanité.

Tel est le but que l’on se propose dans l’étudedes qualités des plantes : elle doit conduire à laconnaissance de leurs propriétés médicales ; maisqu il y a loin de là à la guérison des maladies !que de faits à recueillir! que de doutes , que d’in-certitudes au milieu des observations ! Il faut d’a-bord connaître les effets des plantes, administréescomme remède, sur l’économie animale. Ces effetssont-ils constants ? sont-ils les mêmes pour tous