1 44 discours sur les propriétésles tempéraments? Dans quelles maladies, dansquelles circonstances de la maladie ces plantesdoivent-elles être employées? Quelle en doit êtrela préparation, la dose que, selon l’activité des re-mèdes , il faut fixer d’après l’âge, le sexe, la forcedu tempérament ou l’intensité de la maladie ?Dans les plantes qui possèdent les mêmes quali-tés, mais à des degrés différents, quelles sontcelles qui doivent être préférées? Par exemple,s’agit-il de purgatifs? il en est de très-violents, ilen est de plus doux : les premiers peuvent occa-sionner des désordres pires que la maladie ; lesautres agir trop faiblement et produire peu d’ef-fet : dans ce cas, ils fatiguent le malade inutile-ment, altèrent ses forces, et dérangent souventla marche de la nature. Enfin, il en est des remè-des comme des aliments : il est des estomacs quiont pour quelques-uns de ceux-ci une répugnancedont il est impossible de rendre raison : qu’on necroie pas que ce soit toujours caprice ou défautd’habitude : à peine la résolution la plus opiniâtrepeut-elle en permettre l’essai sans que le cœurne se soulève. Combien de valétudinaires n a-t-onpas soutenus par l’usage du lait! Combien d’au-tres pour qui cet aliment est presque un poi-son (i)! Il nous est facile, avec un peu d’expé-
(i) Je connais une femme très-délicate, que les fruits, quels qu’ilssoient , incommodent constamment, quoiqu’elle n’ait pour eux aucunerépugnance, tandis quelle fait impunément usage de viandes réputéesindigestes , telles que celle de porc , même eu jaml on, etc