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leur est destiné : elles contribuent par leursdébris à son élévation , et par leurs racines àla consolidation des marais : elles disparaissentd’elles-mêmes lorsque le terrain est devenu pro-pre à produire des végétaux plus vigoureux.Mais l’homme, toujours pressé de jouir, jointson industrie aux opérations de la nature, troplentes pour son impatience : il hâte, par des sairgnées , le dessèchement des marais, y sème descéréales ou autres graminées qui, en peu d’années,détruisent les prèles, et livrent au cultivateur unterrain fertile. Mais, comme leurs racines sqnt pro-fondes , et que le soc de la charrue ne peut les at-teindre que difficilement, il faut quelquefois lut-ter long-temps avec elfès avant de les expulserdu sol dont elles avaient pris possession : dans cecas, on fait ordinairement succéder aux céréales,des prairies de luzerne, laquelle, poussant debonne heure et très-serrée, étouffe les jeunes 'pousses des prêles , et les détruit à la longue.
Les prêles , dans l’économie rurale , sont bon-nes ou mauvaises, selon les espèces, et d’aprèsles usages auxquels on les destine. Il faut souventcombattre long-temps avec la prêle des champ®
( equisetum arvense ) , à cause de sa grande abon-dance dans les champs argileux et humides : c’estun fléau pour l’agriculture. Comme elle fleuritimmédiatement après.la fonte des neiges, sur d eStiges courtes et nues, et qu’elle ne produit d eStiges ramifiées qu’au commencement de l’été, 011ne s’aperçoit guère de sa présence que lorsqu 1