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Tome I.
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est trop tard pour la détruire : il faut l’attaquerlorsqu’elle se montre en fleuis, et saisir 1 instantde ses premiers développements. Le défoncementdu terrain à la pioche ou à la bêche, s’il n’étaitpas trop coûteux, serait le meilleur moyen pourextirper ses racines très-profondes, qui ne peuventêtre atteintes facilement par la charrue : on peut,d’un autre côté, tirer parti de cette prêle en lacoupant à la fin de l’été pour en faire de la litièreou augmenter la masse des fumiers. Les bestiauxne touchent point à cette espèce ; on prétendmême que, s’ils la mangent lorsqu ils sont affames,elle fait avorter les brebis et jette les vaches dansle marasme.

11 n’en est pas de même de la prêle des fleu-ves et de celle des limons f equisetum fluviatile —limosum , Linn. ). A. Rome, le peuple en mangeaitautrefois les jeunes pousses en guise d’asperges,et aujourd hui encore on en fait le même usagedans quelques cantons de l’Italie , particulièrementdans la Toscane . Les bestiaux, et principalementles vaches, les aiment beaucoup ; on les récolte ,dans un grand nombre de lieux, pour les leurdonner : elles augmentent, dit-on, la quantité deleur lait; d’autres prétendent quelles sont égale-ment nuisibles à tous les bestiaux; qu’elles leurfont uriner le sang ; que le lait des vaches qui s’ennourrissent est sans goût, et le beurre qui enprovient couleur de plomb. Les cochons en re-cherchent les racines : s’il en est ainsi , et qu’ilsne s’en trouvent point incommodés, on pourrait