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comme tonique, détersive, astringente : Ray as-sure l’avoir employée avec succès contre le rachi-tisme. Dans plusieurs contrées , les paysans enfont sécher les feuilles au soleil, et couchent des-sus les enfants menacés de cette maladie : si ellesne produisent pas l’effet qu’on en espère , ellesont du moins l’avantage de fortifier les reins parleur fraîcheur. Allioni dit avoir éprouvé, dans lamême maladie, les bons effets de la racine decette plante, prise en décoction pendant long-temps, ou réduite en poudre et mélangée avec lafarine de maïs en bouillie. Le temps, il le fautavouer, est le meilleur des médecins ; il amène ,à la longue, des guérisons qu’on attribue tropsouvent à la persévérance des remèdes. Au restedans les lieux où elle est abondante, on peut lafaire servir de combustible, surtout pour chaufferle four ; en fabriquer de la potasse ; en faire dela litiere, et augmenter la masse des fumiers. Lebeau vert de son riche feuillage peut lui fairetrouver place dans les jardins paysagers, sur lebord des ruisseaux et dans les étangs : on la mul-tiplie par le déchirement de ses touffes.
L’osmonde en Érr ( osmunda spicant. , Linu )quoiqu’inférieure en beauté à l’osmonde royale *n’occupe pas moins une place distinguée parmiles fougères: elle n’est point, comme elle, habi-tante des terrains humides et marécageux; mais,recherchant un air plus pur, retirée dans les boismontagneux, elle ajoute, par ses formes un peu
Botanique. Tom, I.
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