DES DOR-VD1LLES. 4^7
Lorsque cette plante étale soit sur les rochershumides et ombragés, soit sur le bord des ruis-seaux , même dans l’intérieur des puits, ses touf-fes vertes et luisantes, on croirait qu’un jar-din potager a été. transporté dans ces lieux dé-serts et incultes, par la ressemblance des feuillesde cette plante avec celles de l’oseille, quand celle-ci n’offre encore que des feuilles : mais celles dela scolopendre sont coriaces et vernissées ; ellesportent à leur face inférieure de gros paquets decapsules nombreux, linéaires, presque parallèlesentre eux, et perpendiculaires à la nervure com-mune. Ces feuilles présentent un très-grand nombrede variétés très-curieuses: la plus commune a desfeuilles allongées, échancrées en cœur à la base,entières à leur contour; d’autres sont ondulées,crépues, légèrement incisées à leurs bords, quel-quefois profondément découpées, élargies en crêteau sommet ; d’autres enfin sont auriculées en ferde lance à leur base. La plupart de ces variétésont été figurées par plusieurs des auteurs citésplus haut, particulièrement par Morison, Lob^Dodoens , etc.
Sans entrer dans le détail des propriétés illu-soires attribuées à la scolopendre , il nous suffira
de dire que l’odeur, légèrement aromatique, qu’elle
exhale lorsqu’elle est sèche, rend assez agréablesles boissons dans lesquelles on la met infuser, etquelle fait partie des capillaires dont il a étéquestion à l’article adiante : elle entre aussi dans