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SIXIEME GENRE.
P T E RI S.
Nous abordons les plus grandes, les plus bellesfougères de notre Europe ; elles ornent les coteaux ;elles embellissent les sombres forêts; elles cou-vrent de leurs vastes feuilles les sols stériles, etles disposent, par leurs débris, à la fertilité. Lespteris sont de ce nombre. Quel vaste tableau nousaurions à présenter à nos lecteurs, s’il nous étaitpermis de lui peindre les nombreuses espèces quicomposent ce beau genre ! Mais celles d’Europe sont bornées à un très-petit nombre ; il n’en estmême, parmi elles, qu’une seule qui puisse, parses propriétés économiques , nous inspirer quel-que intérêt. Ce genre d’ailleurs est facile à dis-tinguer par la disposition de ses capsules réuniesen lignes non interrompues le long du bord de lafeuille, recouvertes par un tégument qui s’ouvrede dedans en dehors, formé par le bord de lafeuille repliée en dessous. Les capsules sont pour-vues d’un anneau élastique.
Les feuilles amples, et semblables aux ailes éten-dues d’un grand oiseau, ont fait donner au pteris