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Tome I.
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456 HISTOIRE OES PLANTES.

ficile de les atteindre : les cochons , qui les re-cherchent avec avidité, pourraient venir au se-cours de rhomine pour leur extirpation ; mais ilne leur est pas facile d’arriver jusqu’à elles. Ilparaît que le meilleur moyen pour s’en débarras-ser est de les étouffer par des fourrages très-ser-rés , auxquels on fait succéder des prairies artifi-cielles. Les anciens prétendaient qu’elle périssaitau bout de deux ans, si l’on avait soin d’en dé-truire les feuilles (i) avec un bâton, opérationdont le succès est plus assuré, lorsqu’elle se faitvers le solstice: je livre cette observation à l’ex-périence des agriculteurs. L’effet agréable queproduit cette fougère , par son ample feuillage, l’afait admettre dans les massifs des jardins, paysa-gers. Il suffit, pour la faire réussir, d’y trans-porter des pieds levés dans les bois.

Sa racine exhale une odeur fade, particulière :elle est très-visqueuse, un peu amère, légèrementstyptique , mais point douceâtre comme celle dupolypode. La quantité de mucilage visqueuxqu’elle renferme est si considérable, que son sucacquiert facilement la consistance du miel par l’é-vaporation : elle fournit un extrait résineux (2).La prétendue découverte des modernes sur l’effi-cacité de cette plante, ainsi que sur celle de lafougère mâle, pour la guérison du ver solitaire,

( 1 ) Plin. ? Hist. lib. iS, cap. 6.

(a) Flor. Mcdic. vol. 3 , pag. '23g.