avait été annoncée par les anciens, ainsi que je leprouverai à l’article du polypode fougère mâle ,auquel on avait d’abord attribue exclusivementcette propriété. Les médecins les plus raisonna-bles réduisent aujourd’hui les usages de cetteplante à ceux d’une substance médiocrement to-nique , un peu astringente.
On en retire, dans les emplois économiques ,des avantages plus réels. On nourrit avec sa ra-cine les cochons pendant l’hiver : séchée et mou-lue , mêlée avec de la farine de seigle, on en faitun pain grossier en temps de disette. Les feuillesservent, dans certaines contrées, de litière auxbestiaux : on les emploie encore comme combus-tibles pour chauffer le four, cuire la chaux, leplâtre, les briques, etc. Les cendres que l’on enretire sont propres à fertiliser les champs : pourcet effet, on coupe cette fougère pendant les cha-leurs de l’été, lorsqu’elle a effectué sa fructifica-tion , et, quand elle est sèche, on la transportesur les terres labourées, on l’étend en couchesplus ou moins épaisses, et on y met. le feu : maisl’emploi auquel de tout temps on la le plus appli-quée est la fabrication de la potasse, dont il sefait une grande consommation dans les verreries,pour favoriser la fusion du silex et du sable quar-tzeux ; dans les blanchiss^ies et plusieurs autresarts d’une grande importance pour la société.Lorsqu’on destine cette fougère à ces usages, ilfaut la couper verte pour en obtenir une plusgrande quantité de potasse.