« Les propriétés médicales de cette fougère, ditM. Cliamberet dans la Flore Médicale ( i ), sont-ellesassez développées pour justifier les éloges fastueuxqui lui ont été prodigués depuis des siècles, com-me vermifuge ? Galien, Avicenne , Pline, Giosco-ride, parlent de sa racine comme d’un anthelmin-thique tout-puissant, et les assertions de ces au-teurs anciens, admises sans examen, consacréespar le temps, et amplifiées même par les moder-nes , semblent établir les propriétés vermifugesde la racine de fougère male sur les faits les plusauthentiques. Simon Pauli, Frédéric Hoffman,Andry, Marchand, et beaucoup d’autres observa-teurs, assurent avoir administré cette racine avecsuccès , soit contre les ténias, soit contre leslombrics. Toutefois, au lieu d’avoir été adminis-trée seule, cette substance a été presque toujoursassociée aux purgatifs résineux les plus actifs, etpar conséquent les plus propres à produire pareux-mêmes les effets vermifuges et purgatifs quel’on a attribués à la fougère. Or , il est évidentque, pour déterminer avec précision les véritablespropriétés curatives de cette plante, il eût fallul’administrer isolément , ainsi que le remarquetrès-judicieusement le célèbre Murray; mais cemoyen n’a été employé que par un petit nombred’hommes supérieurs.... La tourbe médicale, sanscesse dominée par une dangereuse et déplorable
(i) Flor. niedic. vol. 3 , p. 23(>.