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Tome I.
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f\~jS HISTOIRE DES PLANTES.

vétusté, comme il arrive pour beaucoup de re-cettes médicales qui passent de mode, quoiqued’abord en grande vogue, soit parce que son effetn’aura pas été aussi constant qu'on l’avait annoncé.Quoi qu’il en soit, un chirurgien suisse , nomméNuffer, en lit usage le siècle dernier, et parvintprobablement à guérir plusieurs personnes. Dèslors son remède, dont il faisait un secret, inspiraune telle confiance, que le gouvernement fran-çais , très-louable dans ses vues, donna à la veuveRuffer dix-huit mille francs en 1775, pour la ré-vélation de ce secret. On voit par là que la con-naissance des anciens n’est pas tant à dédaigner ;qu’elle peut être autant lucrative qu'instructive ;et j’aurai souvent, dans le cours de cet ouvrage ,occasion de prouver qu’une partie de la matièremédicale est tirée de leurs livres; qu’on y a con-servé beaucoup de recettes de Dioscoride , qui, laplupart, 11’ont eu d’autre fondement que la cré-dulité populaire. ( Voyez le 5 e discours.)

On sait donc aujourd’hui que le prétendu se-cret de Nuffer n’était rien autre que l’emploi dela racine de fougère mâle ou femelle avec despurgatifs, tel à peu près que l’avaient indiqué lesanciens botanistes. Ce remède n’a cependant passoutenu sa nouvelle réputation; son efficacité n’estpas constante, et il paraît qu’il n’opère qu’avecle secours de fortes purgations , qui peut-êtresuffiraient seules pour chasser des intestins cethôte parasite.