174 Introduction.si chere, étant ainíl ébauchée par Dibutade i[Ii il fut aisé à son pere de suppléer ensuitela rondeur 6c le relief, dont le trait qu’elleavoit formé, n’exprimoit encore que foible-ment la ressemblance. Apres cet eílài, ori
{ >arvint fans doute en multipliant ces mêmesignés , à une imitation plus parfaite, 6cenfin , en ajoutant de lá couleur, on for-ma les premiers éléments de la Peinture ^dont Pline (/) attribue l'inventionaux Egyp-tiens six cents ans avant les Juifs. Diodore (m)parle avec éloge du plat-fond d’Osimandcsparsemé d’étoiles fur un fond bleu , nosVoyageurs en décrivant les ruines 6c lesPalais de la haute Egypte, vantent le colo-ris 6c l’intelligencç des Peintures qu’ils y ontremarquées ; mais n’y a-t-il pas lieu de croireque ces productions si exaltées, étoient déjàl’ouvrage des Grecs appelés en Egypte :elles avoient fans doute échappé à la fureurde Cambyfe , qui détruisit autant qu’il luifut possible, les monuments de l’Egypte,qui portoient Pempreinte du goût 6c de lamagnificence. D’ailleurs à en juger par lesvestiges qui nous restent des Egyptiens, cet
( k) Fille d‘un Potier de terre de Sicione , ville duPéloponèse.
( L ) Liv. vu, Sect. L v 11.
(m) Liv. x, pag. 56,