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Tome VII.
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TRÈFLE. fl

rapport, méritent d’être placées dans les pelousesdes jardins paysagers. Ses tiges sont molles, fis-tuleuses, pubescentes, presque simples ; les folio-les velues, en cœur renversé, ou arrondies; lesstipules membraneuses, pubescentes, souvent co-lorées au sommet; les dents du calice égales entreelles ; point de feuilles à la base de l’épi. La co-rolle est petite, monopétale. Cette plante croîtaux lieux un peu humides, dans les prés, enSuisse, en Italie ; je l’ai recueillie abondammentdans les environs de Laon , entre cette ville etMons -Laonnais : elle est en fleurs au mois dejuin.

Ce trèfle, outre son élégance, a des qualitésqui doivent le rendre précieux aux agriculteurs.Tous les bestiaux le recherchent : il les engraisseplus promptement que le trèfle des prés. On lecultive dans le midi de la France sous les nomsde farouche, trèfle de Roussillon. Il est annuel, ets élève à plus d’un pied. C’est le plus précoce detous les fourrages. On le donne matin et soir envert aux bestiaux dès les premiers jours de mai,et on continue jusqu’à l’hiver. Très-souvent on lefait pâturer sur place par les moutons avant safloraison, et on laboure de suite pour lui substi-tuer une autre culture. Jamais on ne le fait sécher,parce qu’il perd sa saveur et se brise à la suitedes opérations du fanage.

Le trèfle hampamt ( trifolium repens, Linn. ),vulgairement triolet , petit trèfle blanc, se trouve