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Tome VII.
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102 HISTOIRE DES PLANTES.

On cultive dans quelques jardins plusieurs es-pèces de lotier, à cause de leur élégance. Une desplus recherchées est le lotus jacobœus, Linn.?originaire de l’île Saint-Jacques, l’une des îles ducap Vert . Ses fleurs paraissent dans le milieu del’été, et se succèdent jusque vers la fin de l’au-tomne. Elles sont d’une belle couleur noirâtre etveloutée, nuancée de jaune, pédicellées et ra-massées en tête à l’extrémité de pédoncules com-muns. Toutes ses parties sont légèrement velues;ses folioles linéaires-lancéolées, peu ouvertes;les gousses grêles, cylindriques, longues d’un oudeux pouces. Le lotier de Crète ( lotus creticus,Uinn.) n’est pas moins agréable. Le duvet court,argenté et soyeux qui couvre presque toutes sesparties, contraste agréablement avec ses fleursd’un beau jaune.

Quelques auteurs ont rétabli, pour le lotus do-rycnium, Linn., le genre dorycnium de Tournefort,d’après la forme de ses fruits et la disposition deses feuilles, d’où résulte, pour caractère essentiel,une gousse renflée, un peu plus longue que lecalice, à une ou deux semences; une corolle fortpetite. Les stipules ressemblent tellement auxfolioles, que les feuilles paraissent digitées. On ydistingue le dorycnium suffruticosum, Vill., sous-arbrisseau qui croît sur les collines stériles etsablonneuses des contrées méridionales. Sa tige

607 , fig. 1; Tabebh. , le. 519, fig. 1 ; J. Bauh., 2Mous. ,§ Si tab. 18 , fig* 10 et ix.

, pag. 356 , fig. 1 ;