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Tome VII.
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LO TI ER. IOI

L’espece la plus commune est le lotier cor-îucülé ( lotus corniculatus, Linn.) : elle est ré-pandue partout dans les prés, dans les pâturageshumides ou secs, sur les collines, dans les bois,le long des chemins, dans le Nord comme dansle Midi, d’où il résulte que ses variétés sont nom-breuses, soit dans la grandeur de la plante, soitdans celle de ses fleurs ou dans la dimension deses feuilles, glabres, plus ou moins velues. Sesracines sont longues, dures, noirâtres, d’une sa-veur douceâtre et astringente; les tiges menues,rameuses et droites, plus souvent couchées outombantes, les folioles ovales ou lancéolées, ai-guës ou un peu obtuses. Les fleurs sont d’un beaujaune, verdâtres par leur dessiccation en herbier,réunies de quatre à huit presque en ombelle ouen couronne à l’extrémité de longs pédonculesaxillaires, solitaires ; l’étendard ample, arrondi ;l es gousses glabres, allongées, cylindriques, ob-tuses, un p eu niucronées, très-étalées, quelque-fois renversées. Les chevaux, les vaches et lesmoutons recherchent cette plante, qu’il seraitavantageux de multiplier le long des haies, desbuissons, sur le bord des bois : elle procureraitune bonne pâture aux bestiaux : elle a l’avantagede supporter également la sécheresse et l'humidité.Autrefois on l’employait en médecine comme vul-néraire, apéritive. Ses fleurs produisent un effetagréable dans les gazons des jardins paysagers (i).

(i) Fuchs, 527; Trag., 594; Lob., Ic. 2, tab. 44 , fig. 1; Daiéch.,