l36 HISTOIRE DES PLANTES
res gousses mûres doivent être réservées exclusi-vement pour les semences: ce sont les meilleures.On peut donner les autres aux volailles, qui lesaiment beaucoup.
La gesse tubereuse [lathyrus tuberosus, Linn.)mérite, à un double titre, de fixer l’attention.Ses racines offrent des renflements ovales, tuber-culeux et noirâtres, de la grosseur du pouce,quiont fait donner à cette plante les noms de glandsde terre, macjon, mégazon, anette. Sa tige estgrêle, anguleuse, ramifiée; les folioles ovales,oblongues, obtuses; les vrilles presque simples.Les fleurs sont d’une belle couleur rouge, degrandeur médiocre, d’une odeur douce et agréa-ble, réunies cinq à six sur de longs pédonculesaxillaires; les gousses glabres, tondeuses, un peuarquées. Elle croît dans les champs, les prés,les terrains cultivés (x). Ses tubercules ont unesaveur douce qui approche de celle de la châ-taigne : on les mange cuits stius la cendre ou dansl’eau. Parmentier a trouvé qu’ils contenaient beau-coup de substance amilacée, du sucre et unematière glutineuse, enfin à-peu-près les mêmesprincipes que le froment, qu’ils pouvaient entrerdans la composition du pain. On peut les récolterà la suite des labours d’automne, et les conserver
(i) Fochs, ,3! ; Trag., 63 i; Matth. , 876» f 'S- (i) 2 5 Camer. , 9 8 i;Lob., le. 2,tab. 70 , fig. 2 ; Don., 55 o, fig- J ; Daeéch. , 496, fig. ,.Tasern. , le. 5oS , fig. 2 ; J. Bach . , 2 , pag. ^ 2 4 > fig- 1 ; Moris.* § 2 ,
tab. 2 , fig. 1.