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jusqu’au milieu du printemps, en les entassant oules déposant dans la cave. Les cochons les aimentavec passion ; ce sont les meilleurs ouvriers qu’onpuisse employer pour extirper ces tubercules deschamps où ils sont trop abondants. Qui sait: jus-qu’à quel point la culture aurait pu perfectionnercette racine, sans la pomme de terre qui lui estpréférable sous bien des rapports? Cette planteserait encore une bonne pâture pour les bestiaux.
Ses jolies fleurs ne seraient pas déplacées dansnos jardins; mais, quoique vivace, il faudrait ladéplanter tous les ans, parce que ses racines tra-çantes transportent chaque année les tiges à uneautre place.
La passion des bestiaux pour la gesse des prés( lathjrus pratensis, Linn.), son abondance tantdans le Nord que dans le Midi, au milieu després et des bois, indiquent l’avantage et la facilitéde la culture de cette plante ; aussi Arthur Young la met-il au-dessus de tous les autres fourrages. 11ne paraît pas qu’elle ait été en France l’objetd une culture particulière. La beauté de ses fleursjaunes et nombreuses, disposées en une grappeélégante, souvent assez courte, quelquefois pluslâche et plus longue, produirait un bel effet,surtout dans les gazons de nos jardins paysagers.
Ses tiges sont grêles, diffuses; les feuilles corn- •
posées de deux folioles lancéolées, un peu velues;les stipules grandes et sagittées ; les gousses glabres
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