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Tome VII.
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l54 UISTOIRE UES PLANTES,

tiens ont été les premiers à la cultiver. D'apres Dio-dore de Sicile , c’était un des légumes les plus com-muns en Égypte ; mais, par superstition, il y avaitdes personnes qui n en faisaient pas usage. On avaitaussi pour coutume d en mêler la farine avec cellede froment, coutume qui s est conservée jusqu’autemps présent, mais seulement, dans le cas dedisette, encore n’en obtient-on qu’un pain demauvaise qualité.

Les fèves fournisseht un aliment sain, maisventeux et un peu indigeste pour les personnesdélicates. On les mange ordinairement vertes avecdes plantes aromatiques : on les dépouille de leurrobe lorsqu’elles sont un peu plus avancées; quandelles sont sèches, on en fait de la purée. On donneles fèves aux bestiaux soit entières et sèches, soitramollies dans l’eau et à demi cuites, ou moulues:de toutes les manières, ils les aiment avec passion,et elles les engraissent plus rapidement qu’aucuneautre nourriture : mais ce n’est pas seulementsous le rapport de leurs graines que les fèvessont précieuses pour les cultivateurs. Leur faneest aussi du goût des bestiaux, et dans quel-ques endroits on les cultive pour les leur donneren vert : cette fane enterrée quand elle est enfleurs, équivaut presque au meilleur fumier. Dansles départements méridionaux, on peut faire pâtu-rer les fèves sur place pendant 1 hiver, époqueOÙ les fourrages verts sont rares. Les fleurs ontune odeur forte qui donne au miel une mauvaise