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Tome VII.
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l68 II ISTOIKE DES PLANTES.

peu de cas, d’après cette épigrainme de Martial;

Accipe niliacam, pelusia rnunera, lentem ;

Vilior est alica (i ) carior ilia faba.

Théophraste et Dioscoride en parlent sous lenom de phacos. Ce dernier n’en fait pas un grandéloge comme alimentaires; il prétend que cettenourriture nuit à la vue, occasionne des flatuo-sités et des indigestions ; mais dès qu’il les consi-dère sous le rapport de leurs propriétés médi-cales, il n’épargne pas les recettes. Le nom delens a été substitué par les Latins à celui dephacos , et celui iïervum, converti en un nomgénérique par Linnée . L’étymologie de ces diffé-rents noms est obscure. Quant au caractère de cegenre, il suffit de dire que ces plantes ont le portdes vesces, mais que leurs fleurs sont plus petites,ainsi que les gousses; les semences bien moinsnombreuses. Leur calice se divise en cinq dé-coupures étroites, profondes, presque aussi lon-gues que la corolle ; le stigmate glabre ; une ouquatre semences dans chaque gousse.

L’espèce la plus anciennement connue par sonemploi, est la lentille cultivée (ervum lens,.Linn. ). Sa tige est grêle, anguleuse, un peu velueainsi que les feuilles, composées de cinq à six pairesde folioles oblongues, étroites, linéaires; les pé-tioles terminés par un filet court; les pédoncules

(i) Voyez pour le mot alica, le troisième volume de cet ouvrage *page 26.