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Tome VII.
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mes , s’est conservée parmi ces peuples : c’estencore ce même lotos dont Homère parle dansl’Odyssée (liv. IX), et qui avait un goût si déli-cieux, qu’il faisait perdre aux étrangers le souve-nir de leur patrie. » C’est le sort qu’éprouvèrentles compagnons d’Ulysse, qu’il fallut arracher avecviolence de ces côtes étrangères. Les fruits du lo-fes étaient, sans doute, une ressource pour despeuples qui habitaient un pays peu cultivé; maisil ne peut appartenir qu’à l’imagination exaltéedes poètes, d’attribuer à ces fruits, très-inférieursd’ailleurs à beaucoup d’autres, tels qu’aux dattes,qui croissent presque dans les mêmes contrées,une saveur tellement parfaite, que les étrangersne voulaient plus quitter une terre aussi fortunée.U n’est pas inutile, remarque M. Desfontaines,d’observer que les anciens avaient aussi donné lenom de lotos à plusieurs autres plantes qu’il neDut pas confondre avec celui de Libye dont ilvient d être question : tel est le celtis de Théo-phraste ou micocoulier de Provence, et trois au-tres lotos qui croissaient dans les eaux du Nih.Nous en avons parlé au genre Nénuphar ( njrrn-phcea. )

PALIURE.

11 en est de ce genre comme du précédent :Linnée l’avait réuni aux rhamnus. Tournefort enformait un genre particulier rétabli par les mo-dernes , bien distingué des nerpruns par sonovaire surmonté de trois styles, et son fruit qui