2/|6 HISTOIRE DF.S PLANTES.
est un drupe sec, à trois loges monospermes,couronné par une large membrane en forme dechapeau rabattu, d’où vient que l’on a donné lesnoms vulgaires de porte-chapeau , chapeau d’é-vêque à notre pâli dre épineux ( paliurus aculea-tus, Encych), connu encore sous les noms d’ar-galou, arnavaou, capelet, épine de Christ, vou-lant indiquer, par ce dernier, que cet arbrisseautrès-épineux, fort commun dans le Levant, avaitservi à former la couronne d’épines de Jésus-Christ . On soupçonne que l’expression de paliurusest le nom d’une ville, en grec Paliouros, situéevis-à-vis l’île de Crète .
Le paliure est un arbrisseau, qui s’élève à lahauteur de dix ou douze pieds et plus, chargéde rameaux nombreux, fléchis en zigzag, assezsemblables au jujubier, armés à chaque nœud, dedeux aiguillons très-piquants, dont un plus court,courbé en crochet. Les feuilles sont alternes, pé-tiolées, ovales, à peine dentées.marquées de troisnervures; les fleurs petites, jaunâtres, axillaires,ramassées par paquets un peu lâches. Leur caliceest à cinq divisions ; les pétales et les étaminesinsérés sur un disque glanduleux. Le fruit esttrès-remarquable par le large rebord qui l’entoureen forme d’un chapeau plat. Cet arbrisseau croîtdans le midi de l’Europe, en France , dans leLevant, la Barbarie, etc. (i).
(i) Matth., 144, fig. 1 ;Camxr.» 80; Lob., Ic. 2, tab. 179, fig. 1;God. , 756 , fig. 1 ; Daléch. , 1/(3, fig- 1 '•> Ger., i 3 36 ; J. Bauh. ? i , pars a,pag. 35 , fig. a.