EUPHORBE. 269
bien reconnaissable I’euphorbe a feuilles de cy-près (euphorbia cpparissias, Linn.), plante d’ail-leurs assez commune dans les lieux sablonneux,le long des chemins, sur le bord des bois dansles contrées tempérées. Sa tige est droite, terminéepar un grand nombre de rayons, formant uneombelle médiocrement étalée; au-dessous de cetteombelle sortent de la tige beaucoup de rameauxstériles chargés de feuilles plus étroites, ramassées,presque capillaires;les autres sont glabres, vertes,étroites, linéaires; les folioles de l’involucre unpeu filiformes; les bractées presque en coeur,d’un vert-jaunâtre, ainsi que les quatre divisionsexternes du calice, petites, en demi-lune; lescapsules légèrement verruqueuses sur leurs angles ;les semences lisses ( 1 ).
D’après les expériences de M. Deslongchamp,v i n gt-q ua tre grains en poudre de la partie corti-cale de la racine de cet euphorbe et de plusieursautres agissent à-peu-près de la même manière que1 ipécacuanha, et peuvent lui être suppléés. Peut-etre cependant serait-il plus prudent de s’en abs-tenir, vu les qualités délétères de ces plantes.D’autres médecins ont dit que cette racine, avaléeen très-petite quantité, produisait une sensationd’âcreté brûlante au voile du palais, le long du
(1) Matth. 865 , fig- 1 ! Camer. , 964 ; Lob. , le. 356 , fig. 2; Dod. ,37 J, fig. 2 ; Daléch., 648, fig. 2; Taberh. , 5 g 4 , fig. 2 ; m oris . , § 10,tab. 2 , fig. 29.