O.'JO HISTOIRE DES PLANTES.
larynx, de l’œsophage, et jusque dans l’estomac;qu’elle excitait de violents vomissements.
On rencontre fréquemment une monstruositéde cette plante assez singulière. Elle offre des tigesgrêles, simples, effilées, à feuilles courtes, élar-gies , couvertes à une de leurs faces de deux ran-gées de points jaunâtres, qui pourraient, au pre-mier aspect, faire prendre cette plante pour uneespèce de polypode. Ce sont de petites plantesparasites que M. Decandolle a nommées œcidiumcyparissiœ. Trompé par cette apparence, G. Bauhin a nommé cet euphorbe tithymalus cyparissias fo-liis punctis croceis notatis. Rivin l’appelle eu-phorbia degener. D’autres fois les fleurs à l’extré-mité des tiges piquées par un insecte, y pro-duisent un bouton rosacé, d’un rouge vif, quis’altère rapidement.
L’euphorbe ésule ( euphorbia esula, Linn.) ales feuilles tellement ressemblantes à celles de lalinaire ( antirrhinurn linaria , Linn.), qu’on ne lesdistingue, avant la floraison, que par le suc lai-teux qu’elles répandent, ce qui a fait imaginer levers suivant :
Esula lactescit; sine lacté linaria crescit.
Sa tige est fistuleuse ; elle produit des rameauxaxillaires, foliacés, stériles. Les ombelles sontcomposées d’un nombre de rayons indéterminé,bifides; les folioles de l’involucre un peu en cœur;les quatre divisions extérieures du calice presque