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tage ; tant la crainte de la mort rend la confianceaveugle !
CONCOMBRE. MELON. COLOQUINTE.
Il nest point de plantes, parmi les cucurbi-tacees, plus intéressante que le melon ( cucumisme l°> Linn.), autant par la grosseur que parlasaveur délicieuse, et l’odeur agréable de son fruit.
U est originaire de l’Asie , cultivé depuis long-temps dans les jardins de l’Europe. Les auteursde la nouvelle édition du Théâtre d’agricultured’Olivier de Serres (préf. pag. cxm) disent :« Nous« devons probablement le melon aux conquêtes de« Charles VIII, en Italie ; il était connu en France « en r 586. O 11 le croit venu primitivement d’Afri-« que en Espagne, puis en Italie . Jacques de Pons,
« dans son Traité des melons en i58o, dit: qu’en« Syrie et à Constantinople , on trouve une espèce<f t e melon que l’on suspend au plancher, et qu’onmange en hiver, ce qui prouverait que le melon«t îver, si commun en Espagne , et que l’on y
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J ° en a vnl, n était pas encore cul-
« tive eu Irance. »
Le nom de ce genre ( cucumis ) vient du motceltique cuce, qui s’applique à tout ce qui estcreux, d’où vient que chez les Latins, cucumissignifie souvent un vase, et le mot melo a toujoursété employé par les Grecs pour signifier unepomme, ainsi que la plupart des fruits qui luiressemblent. Le caractère essentiel du melon, ap-