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Tome VII.
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• 2 gS histoire des plantes.

biculaires, largement échancrées à leur base, di-visées jusque vers leur milieu en cinq lobes in-cisés ou dentés; les fleurs axillaires, assez grandes,d’un jaune-pâle (t). Les anciens faisaient infuserses fruits, sans les graines, dans de l’huile d’a-mandes douces ou d’olives : ils en composaient unbaume qu’on disait excellent pour calmer l’inflam-mation des plaies, les hémorrhoïdes, les gerçuresdes mamelles, etc., d’où lui est venu le nom debalsamina. Ce médicament est aujourd’hui aban-donné. On n’en donne point la raison ; la mode yentre pour beaucoup ; la médecine n’en est pointà l’abri, et quoique l’on y ait suppléé par des re-mèdes équivalents, il ne serait point étonnantque celui-là reparût un jour sous un nom nou-veau, ainsi qu’il est d’usage, et qu’il fût donnécomme un secret, acheté bien chèrement, telleque la fougère pour le ver solitaire, quoique cetteprétendue propriété ait été mentionnée par pres-que tous les anciens botanistes. Quand cesserons-nous d’ètre les dupes du charlatanisme? jamais,à moins que nous ne devenions immortels et. im-passibles. Le plus franc ignorant, dès qu’il portele nom de médecin, est toujours sûr d’être ap-pelé, comme si la nature n’en savait pas davan-

(i) Fhchs, 189; Trag., 898; Matth., 884. %• 1; Camer. , 989;Lob., Ic. 648, fig. 1 ; Don., 670, fig. 2; Dalech. , 63 o, fig. 1 ; Taberm.,ïr. 884, fig. 1 ; Gord. ,119; Lonig- , 7 ^ ’ 1 i J* Bauh., 2, p. ,

fig- t ; Motus. ,§ 1, tab. 6, fig. 9 *