COURGE. CITROUILLE. PASTÈQUE. 3o7
mais gardons-nous, pour le justifier, d avoir re-cours aux causes finales, comme le fait le bon-homme Garo. S’il s’était endormi sous un co-cotier des Maldives , au lieu d’un chêne, il eûtreconnu que, si la citrouille reste sur la terre,c’est pour tout autre raison que celle qu ilen donne. Admirons les œuvres du Tout-Puissant,mais ne croyons pas pouvoir les exp iquertoutes. 11 n’existe que trop de Garo danssciences.
Les courges sont originaires des climats brû-lants de l’Afrique et des Indes , également culti-vées dans les contrées tempérées et méridionalesde l’Amérique et de l’Europe . Rien de plus variéque les espèces, les races et les variétés de cegenre. Ces plantes, soumises à la culture depuistrès-long-temps, ont tellement perdu les traits deleur caractère original, qu’il est très-difficile d’as-signer les limites qui séparent l’espèce de la va-riété, rien n’étant constant ni dans la forme desIruits, ni dans les découpures des feuilles, ni dansla disposition des branches, les unes forcées deramper, d autres tendant à s’élever. Les vrilles seconvertissent quelquefois en feuilles, et disparais-sent entièrement. Toute la plante est hérissée depoils rudes et permanents, excepté les fruits.M. Duchesne, qui a cultivé pendant plusieurs an-nées les plantes de ce genre, pour en reconnaîtreles souches primitives, les distingue en quatre
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