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Tome VII.
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plaisent de préférence , beaucoup , parmi eux,croissent indifféremment dans toutes sortes deterrains ; mais ils sont alors si différents d’eux-mêmes , qu il est très-difficile de les reconnaître.Ainsi le saule qui quitte les montagnes pour venirhabiter nos vergers, se dépouille de sa rudessesauvage, et prend des formes plus agréables; ildevient alors presque méconnaissable. Ce n’estplus ce petit arbuste, haut de quelques pouces,qui rampe humblement sur le sol qui l’aproduit; c’est un arbrisseau dont le tronc s’élèveà plusieurs pieds de haut, se divise en rameauxétalés, et veut presque rivaliser d’élégance avecses autres frères : c’est l’homme de la naturequi a perdu dans la société son caractère ori-ginel. De même le saule, qui des bords des ri-vières passe dans les plaines arides, ou s’élancesur les hauteurs, n’a plus ni le même port, ni lemême caractère. Nous en dirons autant de l’es-pèce transportée d’un climat froid dans un climatbeaucoup plus tempéré : de là la source de cesnombreuses erreurs, qui ont fait autant d’espècesde toutes ces variétés ; de là ces difficultés presqueinsurmontables qui arrêtent à chaque pas le bo-taniste cherchant à fixer le degré d’affiliationentre les diverses espèces de cette famille nom-breuse. C’est alors que ce genre, si curieux,si agréable lorsqu on le suit dans la nature, secharge d’épines, dès que le botaniste veut l’étu-dier avec cette sévérité nécessaire pour l’exactitude

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