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pèces (t). Peut-être est-ce à la précédentequ’il faut rapporter le quercus robur de Linnée ,surtout si l’on en juge d’après sa synonymie.C’est l’opinion de M. Smith, qui donne à celui-cile nom de quercus sessiliflora.
Les anciens, dans leur système religieux, ontsenti plus vivement que nous les bienfaits de lanature : ils en témoignaient leur reconnaissanceavec un enthousiasme qui allait jusqu’à déifier,en quelque sorte, les productions naturelles em-ployées aux premiers besoins ou aux commo-dités de la vie. Ce culte, rendu aux êtres inani-més, mal interprété par la postérité, se reportait,dans l’idée des premiers hommes, à l’auteur su-prême de ces bienfaits : ils honoraient le Créateurdans ses créatures; mais comme l’ignorance changepresque toujours en superstition les premiers élansde l’enthousiasme religieux, et qu’elle convertiten réalité, ce qui ne portait d’abord que sur desidées allégoriques, des nations entières sont restéespendant des siècles, esclaves de préjugés sacrés,que de prétendus ministres de la Divinité avaientintérêt de propager : telle a été l’origine du cultedes Druides. 1[ parait avoir pris naissance de lavénération que les peuples de la plus liante anti-quité ont eue pour les chênes. Ces arbres formaientalors de vastes forêts, dont celles qui nous restent
(i) Mattb. , 179, fig. 1-2; Lob., i c . ?.. tafi. i54, fig- 2 ; Do»., 8 s 3 ,Jig. 1 ; Ditica., 1, fig. i-a , et 3 , fig. ,-j.