4*2 histoire des plantes .
Deux grandes espèces de chênes, d’abord con-fondues en une seule, depuis séparées par M. DeLamarck , savoir le chêne pèdonculé et le chêneroure, forment le fond de nos plus riches forêts,et y occupent le premier rang.
Le chêne pédoncule ( quercuspedunculata, Willd .— race/nosa, Encycl.) s’élève depuis quatre-vingtsjusqu’à cent pieds; il soutient une ciine ample etmajestueuse. Son écorce est épaisse, raboteuse; sesfeuilles ovales-oblongues, élargies vers le sommet,découpées en lobes obtus, un peu irréguliers, tou-jours glabres, presque sessiles. Les glands sontdisposés en un épi lâche, porté sur un long pé-dicelle; leur cupule est lisse, composée d’écaillesnon divergentes au sommet (i). On nomme cechêne merrain , gravelin , chêne femelle , etc.
Le chêne roure ( quercus robur, Linn. ), très-rapproché du précédent, s’en distingue par sesglands sessiles ou presque sessiles, par ses feuillespétiolées, non élargies à four sommet, assez sou-vent velues, par son bois plus lourd. On en dis-tingue plusieurs variétés, sous les noms de chêneà trochets et à petits glands; durelin ou chêne àlarges feuilles ; chêne noirâtre ; chêne lanugineuxou des collines , etc. Il est possible que quelques-unes de ces variétés soient de véritables es-
(i) Fdchs , 229 ; Trag., nos; Matth. , 180 , fig. 3 ; Cambr- * 111 »Lob., Ic. a, tab. t 55 , fig. 1 ; Tabern., te, 96a, tig. ï î ^ AUH > 1 »a , pag. 71 , Üg. 2 , et 88 , tig. i.