Band 
Tome VII.
Seite
420
JPEG-Download
 

4'iO HISTOIRE DES PLANTES.

en Barbarie, le long des côtes. Presque tous lesans une partie de ces forêts est embrasée par le feuque Ips Maures mettent aux chaumes de leursmoissons. J’ai vu avec étonnement que cet incendiene faisait point périr les arbres, qu’il n’y avait queles rameaux et leur écorce d’attaqués; mais cesarbres en souffrent et viennent mal. Quand onpénètre dans ces forêts, au milieu des troncsnoircis, et foulant aux pieds un sol enfumé, oncroit entrer dans le séjour des morts.

Son bois est dur, compacte, employé à diffé-rents ouvrages, même à ceux de construction;mais il le faut garantir des injures de l’air, autre-ment il se pourrit en peu de temps. On connaîtles usages que l’on fait de son écorce : il faut,pour l’enlever et en faire des bouchons, quel’arbre ait atteint l’âge de vingt-six à trente ans :celui qu’on écorce tous les huit ou dix ans, peuten vivre cent cinquante. Les mois de juillet etd’août sont ceux que l’on choisit pour cette opé-ration. On fend longitudinalement l’écorce, dedistance en distance jusqu’au collet de la racine,puis on fait une incision circulaire aux deux extré-mités de ces fentes : on frappe l’écorce pour ladétacher, et l’on introduit entre elle et le bois lemanche de la cognée. On partage le liège parplanches ; on en gratte la surface pour la rendreunie, et on la flambe pour en rétrécir les pores.Le liège de bonne qualité est ferme, souple , élas-tique , d’une couleur rougeâtre. Du temps de