D * A R C H I TEC T URE.ou moins de baguettes autour du tore, & ertrendant les feuilles de refend ou les bandelettes,plus ou moins rares, selon la grandeur du mo-dule de l’ordre. Nous croyons donc qu’on doits’en tenir à ces fortes d’ornements pour les tores ;& pensons ici à Tégard de la Sculpture comme pource qui regarde les moulures, que pour être approu-vée des Connoiffeurs, elle demande d’être mise àfa place, & selon Tapplication judicieuse qu’en ontfaite les plus grands Maîtres , & non les exemplesque nous ont laides quelques Auteurs modernes,qui souvent Tont employée dans leurs compositions,plutôt par habitude ou par imitation que parraisonnement. Au reste, voyez Bibianc , hommede génie, qui, dans fa décoration des théâtres ,nous a donné une infinité de destins , de profils& d’ornements de genres différents , d’un goûtadmirable, mais plus propres à la Peinture qu’àl’Architedhire proprement dite.
Dans la figure H, on remarque deux espècesd’ornements à Tu sage des baguettes, l’une nom-mée patenôtre , espèce de grains de perles de for-mes variées , & placés alternativement les unsprès des autres ; l’autre nommée austì faisceau, maiscomposée de feuilles de chêne, de laurier ou d’o-livier, entortillées de rubans. Ce dernier genred’ornement pourroit auffi être appliqué au toreG , les deux moulures dont il s’agit étant éga-lement demi-rondes, c’est-à-dire, composées cha-cune d’un demi-cercle.
La figure I, nous retrace des ornements deforme elliptique , appelés oves , qui peuvent re-cevoir divers enrichissements, selon qu’ils fontappliqués aux différentes corniches en usage dansla décoration des façades , & dans l’intérieur des