b’ARCHlTÊCTURE.
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Composés des mêmes membres, & susceptiblesdes mêmes ornements.
La premiere différence est , que la colonneest circulaire , & le pilastre quarré ; la seconde *que les colonnes diminuent vers leur sommet *
& que les divers côtés des pilastres sont parallèlesentr’eux dans la hauteur de leur fût , comme seremarque dans cette planche la différence descolonnes Q S au pilastre R ; enfin ía troisièmedifférence est que les colonnes doivent être isolées& non engagées , si l’on excepte néanmoins lesordonnances Toscanes, où la rusticité de Tordre& la solidité réelle, semblent autoriser ces sortesde colonnes. A l’égard des pilastres, il convientau contraire de les engager ( m ) des cinq sixièmesde leur diamètre dans les murs de face, à moinsqu’on ne les place angulairement à Textrêtnité desavant-corps. Cette différence des colonnes auxpilastres , est désignée dans la figure 1, de laplanche ÌWC, dont nous parlerons ensuite. ^XVMI
Plusieurs regardent les pilastres comme unemédiocrité en Architecture ; ce genre d’ordonnancereprésentant, disent-ils , bien plus la contraintede l’art, qu’il n’imite les beautés de la nature, &ne produisant jamais , ou que rarement, une dé-coration intéressante. Cela peut être vrai à certainségards ; mais ne peut-on pas ausiì considérer lespilastres comme un genre qui tient le milieu entrel’art de bâtir , & TArchitecture proprement dite ?
Car les pilastres qùarrés par leur plan, engagés& ayant les côtés parallèles à leur axe , outre
{m) Vitruve appelle antes, les pilastres engagés , & nommaentt les pilastres isoles ou angulaires. Voyez la note 11 dtìPerrault fur Vitruye, pag. 6 z,
Tome /.
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