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Tome premier.
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Z9 o Cours

qu’ils semblent procurer aux murs de face, unesolidité réelle , puisqu’ils font ordinairement par-pain avec eux, ne contribuent-ils pas à la décora-tion des édifices ? 11 est vrai que la colonne na-turellement plus légere, paroît plus propre quele pilastre à donner du mouvement à la décora-tion des façades : mais c’est précisément par ccsdifférentes maniérés de varier les productions desart, que l’on peut parvenir à fixer dans l’Archi-tecture un caractère distinctif que les colonnescommuniqueront aux édifices importants , lespilastres aux bâtiments particuliers , & les colon-nes réunies avec les pilastres aux Palais desIlois, &c. D’où il s’ení'uivroit que les pilastres & lescolonnes pourroient s’employer ensemble ou sé-parément , sans blesser les lois de la belle Archi-tecture. L’orangerie de Versailles , l’un des por-tiques de la Cour Royale du Château de Vin-cennes, n’offrent que des colonnes ; la façade duLouvre, du côté de la Riviere, n’a que des pi-lastres ; le péristyle du même Palais offre des co-lonnes réunies avec des pilastres : cependant cha-cune de ces diverses décorations , produit un beleffet ; & l’on peut dire que si le mélange des co-lonnes & des pilastres rencontre quelques diffi-cultés dans l’exécution, les licences qu il occasionnedans quelques parties de détail , font bien effa-cées par les beautés quelles répandent fur lesmasses générales , & ne laissent pas d’être préfé-rables à cette multitude d’innovations, qui ontamené les colonnes jumelles (/z), les colonnes

( n ) Comme dans la cour du Vieux Louvre & à la Placede Louis le Grand.