d’Architecture. 299des ornements délicats : ce qui acheva d’enlever àl’Architecture ce caractère naïf & cette belle sim-plicité si propres à satisfaire les yeux intelli-gents.
Tâchons donc de faire de ces sortes de sym-boles un usage prudent. Pour cet effet, examinons-en jufqu’aux moindres détails,& reffouvenons-nousde ne les appeler dans la décoration des édificesque par nécessité. En un mot, n’oublions pas qu’ilferoit peut-être mieux réemployer fur le fût descolonnes les seuls ornements qui leur font pro-pres , & de ne revêtir des attributs, ou des sym-boles dont nous parlons , que les socles, les sou-bassements , ou empâtements.
On appelle colonne ajfronomique , celle qui a étéconffruite pour servir d’observatoire, comme le siitcelle de l'Hôtel de Soissons, déja citée.
On nomme colonne gnomonique , celle dont lefftr cylindrique marque les heures par sombre d’unstyle, comme la colonne qu’on voit au Jardin duRoi, à Paris.
La colonne chronologique , est celle qui élevéedans une place publique, dans une forêt, dans lecarrefour ct’un grand chemin, &c. porte quelqueinscription historique.
La colonne hijlorique , est celle dont le fût estorné de bas reliefs , divisés par bandes horifon-tales ou spirales, comme la colonne Trajane, àRome.
La colonne héroïque , est celle élevée au milieud’une place publique , Lt fur le chapiteau de laquelleon voit, siir un socle, la figure pédestre du Prince,en rhonneur duquel ce monument est construit.Ordinairement ces colonnes font dressées fur unsoubassement avec un socle & des piédestaux fur lest