Z04 Cours
l’optiquc qui rétrécit les objets les plus éloignésde l’œuil. Mais delà ne s’ensuivroit-il pas qu’onne pourroit élever aucun corps d’Architecture àplomb, lorsqu’il seroit susceptible d’une très-grandehauteur ? Aussi François Blondel à la porte S.Denis , Perrault à l’arc de triomphe du Trône, deBrosse aux arcades de l’aquéduc d’Arcueil, se sont-ils bien gardés de suivre le sentiment de Philibertde Corme, qui d’ailleurs convient qu’en généralles pieds-droits des ouvertures font un meilleureffet à plomb qu inclinés, soit hors de la baie,soit en dedans.
Des Al&ttes.
Les alettes D (y), considérées du côté deleuísurface extérieure, présentent un double pied-droit.Leur profondeur est ordinairement peu Consulé-rable , étant déterminée par la saillie des impostesqu’elles contiennent ordinairement. Ce font les alet-tes qui forment les deux montants des niches quar-rées, dans lesquelles font contenus les pieds-droits.On les place aussi horisontalement, lorlqu’on les faitservir de linteau ou sommier aux niches quarrées.Cependant il faut remarquer que les alettes, qui -réunies avec les pieds-droits, font toujours très-bien en Architecture, ne peuvent trouver place,qu’autant que les entre-colonnements ont une cer-taine largeur.
D’un autre côté , la grande ouverture de laporte empêche souvent d’introduire les alettesdans la décoration des entre-colonnements, quoi-
que
(y) Alettes, de l’Italien Aletta , petite aile, ou côté.