D’A R C H I TE C TU RE. J41
les | meí de la hauteur des statues. A l’égard desvases proprement dits , comme t , on ne leurdonne de hauteur , que les deux-tiers des figures;ceux-ci servent pour la décoration des bâtimentscivils. François Manlard en a fait un très-fréquentusage dans ses bâtiments : peut-être les formesqu’il leur a données se ressemblent - elles un peutrop. 11 est essenciel de leur donner , non-seule-ment une richesse ou une simplicité relative auxdifférentes expressions des Ordres , mais encore descontours variés , qui Rassortissent aux divers orne-ments qui président dans les bâtiments. Les candé-labres & les vases dont nous parlons, se terminentpar des flammes , des fleurs & des fruits , selon legenre de ledifice. Les ornements qui enrichissentleurs tiges, font ordinairement des godrons, desfeuilles de refend , des feuilles d’eau , des guir-landes , des fleurons, des canaux , des roseaux»des rinceaux , des mascarons , &c. Lorlqu’auxvases on ajoute des anses, qu’on en surmonte lapance par un piédouche un peu élevé, & qu’onçn resserre le col, alors on les appelle buires ouburettes ; mais il faut observer que ce derniergenre n’est guere propre que pour l’intérieur desappartements. Dans les dehors , il faut éviter toutce qui porte l’empreinte de la fragilité , tout cequi ne présente que de petites parties ; enfin tousles petits détails qui ne peuvent être apperçus.que de près , & qu’une matière commune nepourroit rendre que très-imparfâitement.
Lorsque la proportion & la forme des vases &des candélabres ne peuvent se conciliés avec legenre de l’ordonnance , on réduit la hauteur deleur tige , à la moitié de celle des statues; & alorsces nouveaux ornements Rappellent cassolettes ,