d’Archite cture. 3jipareille occasion , & toujours par tolérance,pour soutenir les figures à-demi-corps, connuesfous le nom de termes ; mais gardons - nous biend’en faire usage dans l'ordonnance de nos Tem-ples , où l'on ne craint pas d’introduire des gainesportant des Vertus , des Anges ou autres allé-gories sacrées : ressouvenons-nous enfin , queces caprices , ces chimères , enfants d’une imagi-nation déréglée, ne font guere admissibles queclans nos décorations théâtrales.
On appelle encore gaine ou fcabellon, une especede piédestal isolé, qui a moins de base que le som-met, & dont le plan qùadrangulaire, circulaire ou àpans , sert aussi dans un cabinet, dans une gallerieà soutenir une petite figure de bronze , un busteou une pendule : quelquefois aussi on leur donnela forme d’un balustre ; mais à Fexemple des gai-nes proprements dites , il n’en faut taire usageque pour la décoration intérieure , malgré l’au-torité de ceux qu'on remarque, & qui font adossésau mur de face du premier étage , furies deux ter-rasses du Château des Tuileries du côté des Jardins;ces scabellons font à la vérité d’un dessin & d’uneexécution admirable ; mais l'opposition de leurslignes obliques, avec la verticale des pieds-droitsdes portes , des croisées & des pilastres, semble effa-cer à l’œuil ce parallélisme, cette unité, cette rela-tion intime qui sait tout le succès de la bonne Archi-tecture. Au reste , il faut convenir qua tous égardsces fortes de supports font moins chimériques ,moins hasardés , quand on ne peut s’en dispenserque l’application des consoles, des culs-de-lampes& des encorbellements, parce que du moins cescorps montent de fonds , & qu’on ne peut leui re-procher que le rétrécissement de leurs bases ; défaut