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rable, il faut donc que la beauté de l’ordon-nance des dehors d’un bâtiment, la commoditédes dedans & la solidité de la construction , nese démentent jamais , & que ces trois objets ysemblent réunis de maniéré à ne laisser rien âdeíirer absolument. Sans doute ce que nous sem-blons exiger n’est pas fans difficulté , parce qu’assezcommunément les connoissances particulières deces trois objets ont sait dans tous les temps l’étudeséparée de quelques-uns de nos Architectes; &que pour que l’ordonnance, la distribution , laconstruction d’un Edifice public » d’un Palais, d’unHôtel fussent telles que nous le délirons, il fau-droit qu’on eût fait d’abord, lors de ses études,des recherches profondes fur chacune de cesparties, ensuite des tentatives pour parvenir àleur parfaite conciliation ; il faudroit que leurdécoration imitât d’assez près, la beauté & la per-fection de celle des Grecs & des Romains, la soli-dité & la légéreté de celle des Arabes ; enfin lacommodité & l’agrément de notre distributionFrançoise.
Au reste , la décoration , la distribution , l’ap-pareil d’un bâtiment, pour être véritablement admi-
avec raison : La distribution des grands appartements du pre-mier étage , & les petits appartements du rez-dc-chaussce del'Hôtcl de Toulouse , sont admirables ; on en dira autant deceux du rez-de-chaussée du Château de Périgny en Bourgo-gne, & de ceux de l’Hôtel de Choiseul à Paris, parce queces appartements rassemblent dans leur distribution , labeauté , la dignité & la convenance qu'on y doit désirer. L'on11’cn pourra peut-être pas dire autant de la distribution duPalais des Tuileries, de celui du Luxembourg, du Châteaude Maisons ; parce que les commodités , la régularité , sem-blent en ctre exclus, & que ce dernier genre de perfectionest dû aux découvertes des Architectes de notre fiecle.