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ments, ni l’habìtude dans ses goûts, ni la futilitédans les détails ; en un mot, celle qui dépouilléede toute équivoque, se montre belle dans l'onordonnance , commode dans fa distribution , &solide dans fa construction.
Lorsque par des considérations particulières onest retenu, ou parl’économie , ou par la disette desmatières, ou par la nécessité de quelques assujé-fissements relatifs à une restauration, & qu’enfinon ne peut arriver au caractère vrai dont nousvoulons parler : au moins faut - il, au défaut decette variété si satisfaisante dans la décorationdes façades de nos bâtiments , y substituer cettevraisemblance qui en approche , & qui seule peutdédommager d’un style vrai, la source des chefs-d’œuvre élevés par les grands Maîtres qui nousont précédés. Expliquons ce que nous entendonspar le vraissemblable qui peut se substituer à cecaractère vrai, qui seul peut produire l’unité,& qui doit être regardé comme le premier méritede l’Art,
De la v raijftmblance tn Architecture.
Une Architecture vraie plaît à tous les yeux,une Architecture vraissemblable ne plaît qu’à laraison éclairée ; c’est celle qui dans son ordon-nance ne montre rien qui ait droit de choquer leSpectateur instruit, quoique l’Architecte ait quel-quefois franchi les vrais principes de f Art; celleoù l’on s’apperçait que fa richesse ou fa simplicité ,fa force ou son élégance , prend fa source de lasituation du lieu où l’on bâtit, & de la nécessitédes matières réelles ou factices que souvent onest obligé de mettre en oeuvre ; celle où l’on