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le chétif & le grand ne pouvant aller ensemble.Souvent on croît faire une Architecture mâle, onla fait lourde , massive, matérielle ; on prend lemot pour la chose. On croit faire du neuf, & l’onne ramene sur la scène que la charge des bellesproductions des Michel-Ange , des le Brun, desle Pautre, fans se douter que les Debrosse^,les Hardouin Mansard , les François Blondel ,nous ont laissé des exemples immortels en cegenre, dans la composition , la grandeur & lasolidité du Palais du Luxembourg, des Ecuries &de TOrangorie de Versailles, dans la porte triom-phale de S. Denis ; productions admirables qui,incontestablement, doivent servir d’autorités pourl’ordonnance des divers édifices qui exigent lecaractère mâle dont nous voulons parler.
Une Architecture ferme différé d’une Architecturemâle par ses masses : l’Architecture ferme annoncemoins de pesanteur, mais néanmoins dans les par-ties, dans fa division, elle présente des formes déci-dées dont les surfaces & les angles font droits ^par-tout elîe montre une certitude, une articulation ,qui impose, qui frappe, & qui satisfait les yeuxintelligents. Les ouvrages de François Manlard,de le Veau, de le Mercier, portent assez généra-lement ce caractère de fermeté, dans les Châteauxde Maisons, de Vincennes & de Richelieu : pro-ductions qui moins mâles que les précédentes, ontauíïï quelque chose de plus intéressant, & font plusdu ressort des bâtiments d’habitation.
Quoiqu’il paroisse qu’une Architecture viriledifféré peu des deux précédentes, il est cependantvrai qu’on peut donner ce nom à celle dans l’or-donnance de laquelle préside Tordre Dorique.Une Architecture mâle considérée séparément, une