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dont les profils, le faire des ornements & l’ex-preíïïon délicate des moulures font relatifs àl’expreífion Corinthienne ; celle où l'on remarqueque la proportion des ouvertures des portes &des croisées s’accorde avec la plus petite lar-geur des trumeaux qui en déterminent les pleins :assortiment essenciel, fans lequel une décorationde ce genre ne fauroit plaire, & paraîtra toujoursconçue par un génie inconséquent. 11 faut sa-voir cependant ne pas abuser de la légcreté dontnous parlons. De même qu’on prend quelquefoisle lourd pour le mâle , on produit souvent une Ar-chitecture maigre pour une Architecture légere,& l’on s’éloigne presque toujours du but qu on fedoit proposer. Nous pourrions citer beaucoup debâtiments où l’on est tombé dans ces défauts derelation. En vain ces imperfections font-elles ba-lancées par de grandes beautés ; le Connaisseurest toujours fâché de voir ces beautés désassorties;au lieu qu’on éprouve une véritable fatistactionquand on examine le péristile du Louvre ou l’onremarque une légéreté intéressante, non-feulementdans supplication de Tordre Corinthien, mais enco-re dans la cìifpolition de fes entrecolonements, dansla distribution de les ornements, & dans la har-diesse de son exécution: exemple célébré qui nousprouve bien qu’il ne faut introduire dans fes com-positions qu’une délicatesse réfléchie , qui ne nuiseen rien au caractère propre de l’édifice ; autrementon risque de ne présenter aux yeux des spec-tateurs qu’une Architecture de fantaisie, qu’unedécoration arbitraire , plus propre à la décorationde nos théâtres qu’à être appliquée dans l’ordon-nance de nos édifices.
Une Architecture élégante a une autre signifi-