£>*ARCHIT£CTURÏ. 417
Ce qu’on doit entendre par une ArchiteîlurtChampêtre.
Nous entendons par une Architecture cham-pêtre , proprement dite, celle qui paroit relativeá futilité de 1’Agriculture , par les différentesmatières de fa construction , par la simplicité deson ordonnance, par ses ornements de Sculpturesymbolisés avec les attributs de Flore, de Po-mone , ou des autres Divinités des forêts & desbois ; celle qui, riante dans sa décoration, commo-de dans fa distribution, solide dans fa structure,tient du genre pastoral, & qui mariée fans affec-tation avec les différentes parties qui embellissentles jardins de propreté , présente un aspect agréa-ble ou rustique, selon l’objet particulier qui donnelieu à ces différents genres d’Architecture. Tellesfont les retraites que les grands font élever àl’écart dans leur maison de plaisance, les Belve-ders, les Kiosques & autres pareilles productions,qui pour la plupart construites avec le blocage,la brique ou le caiilotuage, s allient par un con-traste heureux , avec la culture des arbres , f effetséduisant des eaux, les allégories du Dieu desJardins : celle qui ayant peu d’ouvertures , deportes & de croisées , annonce dès les dehorsun azile intérieur, recœuilli frais & tranquile ,entremêlé de portiques naturels & artificiels ,ainsi que se remarquent les douze pavillons deMarly , le petit Château de la Ménagerie à Ver-sailles , le pavillon de l’Àurore à Sceaux, le petitbâtiment & les Jardins de Silvie (aj à Chantilly :
(v) Nommée ainsi à cause de l'Ode que Théophile y fit.Tome I. D d